Souviens-toi de moi, Seigneur,
parce que je suis poussière
et que je retournerai en poussière !
Et vous, ayez pitié de moi,
vous du moins qui vous disiez mes amis
parce que la main du Seigneur m'a touché.
Mes os se sont desséchés comme du bois
et il ne me reste plus que les dents
autour de la bouche.
Qui est l'homme pour que Tu le magnifies
et pour que Vous lui attachiez votre cœur?
Tu le visites au point du jour
et l'épreuve commence pour lui aussitôt.
Jusques à quand sera-ce
que Tu oublies de m'épargner
et que Tu ne me laisses pas le temps
que j'avale ma salive.
Ma vie est comme le vent qui souffle
et ma substance devant Toi est comme rien.
L'homme né de la femme et qui vit peu
Tu vois de quelles misères, Seigneur,
il est rempli !
Il s'élève comme une fleur,
et aussitôt il est brisé;
il fuit comme l'ombre et
jamais il ne demeure dans le même état.
Et c'est sur un individu de cette espèce que tu juges digne de Toi
d'ouvrir les yeux
et de l'amener devant Toi
en jugement !
Et il est vrai que j'ai péché.
Qui peut faire pur
quelque chose né d'une semence
qui ne l'est pas.
Toi seul, Toi seul
qui as fixé le nombre de ses mois
et constitué devant lui
ce terme qu'il ne saurait dépasser.
Retirez-vous de lui, un peu
qu'il ait repos,
et que lui arrive enfin
comme à un mercenaire, le jour,
le jour désiré car
je sais que mon Rédempteur vit
et au dernier jour
je me relèverai de la terre
et de nouveau je serai enveloppé
de ma peau et dans ma propre chair,
je verrai ce Dieu qui est mon sauveur.